La gratuité des médicaments le 1er  juillet, un pas vers la bonne direction.

Le 1er juillet toutes les personnes assistées sociales et les personnes âgées qui reçoivent au moins 94% du Supplément de revenu garanti n’auront plus de frais à payer pour leurs médicaments. C’est un gain pour toutes ces personnes et les groupes qui luttent pour un Québec sans pauvreté; la gratuité des médicaments avait été perdue en 1997 lors de l’instauration de l’assurance médicaments.

Ces personnes ont une préoccupation de moins : elles pourront enfin se procurer les médicaments prescrits par leur médecin sans être obligées de couper ailleurs dans leur maigre budget.  La mise en place de cette gratuité est simple, les pharmaciens détiennent l’information sur les clients inscrits à l’Aide sociale ou au Supplément, automatiquement aucun frais ne leur sera facturé.

Cette mesure a certes réjouit les défenseurs de la justice sociale, mais elle ne répond pas entièrement à la revendication du Collectif pour un Québec sans pauvreté: accorder la gratuité des médicaments à toutes les personnes dont les revenus sont inférieurs à 12 000 $/an, quelle que soit la source de ces revenus. Comme elles vivent dans la pauvreté, une cause majeure de la maladie, il n’est pas possible d’avoir accès aux médicaments prescrits sans couper dans les besoins essentiels. Le gouvernement le reconnaît implicitement en accordant la gratuité aux personnes ayant 94% ou plus du Supplément de revenu garanti. Il faut étendre cette protection à toutes les personnes qui ont ce même niveau de revenu, le travail de revendication n’est donc pas terminé.

Édith St-Hilaire

Conseillère budgétaire ACEF Rive-Sud de Québec